LES CONTENEURS MARITIMES S’ÉTABLISSENT

(Saguenay) Des produits efficaces, écologiques et recyclés; les consommateurs se conscientisent de plus en plus sur ce qu’ils achètent et utilisent. Le phénomène des maisons fabriquées à partir de conteneurs maritimes entre dans ce concept, où confort et prix abordable se marient avec efficacité énergétique et développement durable.

Origines

En Europe et en Angleterre par exemple, des compagnies ont développé des maisons à partir de conteneurs maritimes usés. À Londres, un quartier près des docks appelé Container City propose un nouveau mode d’habitat. Auparavant nomades voyageant partout dans le monde, les conteneurs maritimes deviennent sédentaires et se transforment en bureaux et habitations confortables et ingénieuses.

En 2000, l’entreprise anglaise Urban Space Management, spécialisée dans le développement urbain, économique et dédiée essentiellement aux aménagements collectifs, crée Container City, un quartier utilisant des conteneurs existants, peu onéreux et permettant des aménagements multiples. Empilés au bout d’un quai dans Docklands, un secteur maritime de Londres, 60 appartements prennent place dans 123 conteneurs recyclés. Une idée qui a fait du chemin jusque partout dans le monde.

Pourquoi des conteneurs maritimes?

Faits d’acier spécialement conçu pour le transport, ils sont moins friables, plus solides et ont la caractéristique de ne pas rouiller facilement, puisqu’ils doivent faire face à l’eau salé des océans. Leur passé intéresse aussi plusieurs acheteurs, puisque ces structures ont fait le tour du monde. Leur boulot sur les bateaux dure environ 10 ans et, par la suite, ils se retrouvent dans des cimetières où les entrepreneurs peuvent les racheter à moindre coût. Cette courte durée de vie sur les bateaux est due à des bris du côté des portes et pentures. Les compagnies maritimes et ferroviaires préfèrent acheter du neuf plutôt que de réparer, puisqu’il en coûte moins cher de s’en procurer un de nouveaux.

Comme dit le proverbe : «ce qui fait le malheur des uns, fait le bonheur des autres». En effet, les constructeurs de maisons recherchent la structure d’acier et non pas l’utilisation des portes du conteneur lui-même. La matière première est donc moins dispendieuse, recyclée et parfaite pour les réutiliser en habitation domiciliaire.

Choisi avec précaution, chacun d’eux possède un journal de bord avec des informations telles que les endroits qu’ils ont visités et ce qu’ils ont transporté. Les constructeurs choisiront ceux qui n’ont pas transporté de matières toxiques.

Un tournant «vert»

Les entrepreneurs en construction le disent, le mouvement écologique est enclenché; les gens sont plus soucieux de l’environnement qu’auparavant. En effet, les projets de rénovation écoénergétiques sont de plus en plus prisés. Les détaillants offrent des systèmes de chauffage et climatisation plus écologiques. De nouvelles façons de penser et de faire se développent, ce qui a amené plusieurs compagnies à choisir de nouvelles matières premières.

Ce phénomène cadre aussi parfaitement avec l’avènement des minimaisons. En effet, beaucoup de consommateurs optent pour des maisons plus petites et moins dispendieuses, mais charmantes et ingénieuses. D’ailleurs, ce courant commence à se manifester dans la région comme en témoigne le projet de microchalets à Saint-David de Falardeau, dans le village alpin du Valinouët, initié par l’entrepreneur général Claveau et fils.